Cette semaine, le vrai défi n’était pas l’écriture de ce blog, mais le choix de l’objet à propos duquel j’allais te causer… J’ai tellement de babioles qui traînent! J’adore les trucs et les machins. Un de mes gros problèmes dans la vie, c’est que je voudrais tous les trucs et les machins…
Un jour, je te raconterai mes diverses collections débiles, mais, aujourd’hui, après avoir envisagé de composer une ode à mon mouchoir usagé, because allergies (t’as du bol, ledit mouchoir était tout sauf photogénique), au mug “Gentil papillon/Affreuse chauve-souris et Blocs de fromage” qu’un chouette neuvans m’avait peint quand j’étais au pair (à la fois gentille, affreuse et toujours à boulotter du fromage), ou à mon Adipose antistress (qui m’aurais sans doute vu digraisser (haha) sur ma propre texture gélatineuse, et je ne suis pas certaine qu’on se connaisse encore assez bien pour ça), j’ai finalement décidé de rendre hommage à ce qui est probablement le plus vieil objet de mon bureau : mon Nerful.


Je vais être honnête, jusqu’à il y a deux-trois ans, j’ignorais totalement que ce machin avait un nom, et puis un jour j’ai eu l’illumination : grâce à la magie des Internets, plus rien ne m’empêchait de faire une recherche. Et là, non seulement ai-je découvert que ce bidule que j’avais connu toute ma vie était un “Nerful” prénommé Stevie/Stewie, j’ai aussi pu constater qu’il en existait d’autres !

Je n’ai aucune idée du degré de popularité de cette gamme de jouets à l’époque de leur production dans la dernière moitié des années 80, mais je n’ai pas souvenir d’en avoir croisé un seul chez mes camarades de jeu (pas que j’en ai eu des masses, de camarades, tu me diras). Peut-être que c’était plus un jouet de bébé, ou alors la mode n’a jamais réussi à se répandre jusque dans mon trou. Toujours est-il que ces petits bonshommes ont dû être plus ou moins tendance à un moment donné, comme en témoigne ces pubs :



On connaît même leur histoire ! Les Nerfuls viendraient donc d’une lointaine planète du nom de Erf, leur but étant de parcourir la Terre à coup de bonds et autres roulades (pur mensonge : certes, ils roulent, mais ne rebondissent absolument pas) et de passer du temps avec les petits n’enfants – ce qui inspire vachement la confiance, déjà…
Chaque personnage est composé de trois parties : un couvre-chef (quand ce n’est pas un chapeau, ce sont cheveux), une tête ronde pouvant faire usage de balle à “lancer, attraper, ou faire tourner et rouler” (tu vois, nulle part ils te disent que ça rebondit), et un corps en forme de coquetier pour supporter ces petites têtes de balles.
Quatre d’entre eux étaient également vendus avec un engin à roulette; Stevie – ou Stewie, tout dépend de quel côté de l’Atlantique tu as grandi – est l’un d’entre eux, et se déplace en skateboard.
Je ne me rappelle pas si c’est moi qui l’ai choisi, mais si c’est le cas, c’est clairement la preuve de mon extraordinaire bon goût, puisque, plus de vingt-cinq ans plus tard, je trouve encore que c’est lui le plus choupi du lot. Franchement...


Toujours assis à ma droite, à côté du pot à crayon qui déborde, il me regarde travailler, facebooker, jouer, tweeter, écumer l’Internet, tumbler… faire la sieste… Mais ce que j’aime peut-être le plus à propos de Stevie, c’est qu’en grandissant j’ai fini par lui ressembler. 
Déjà, il porte l’initiale de mon prénom sur son t-shirt (oui, je sais, le “N”, c’est pour “Nerfuls”, seulement, ça, je ne l’ai pas appris avant, genre, mes 25 ans… alors ça va, hein), mais la ressemblance est franchement troublante: même yeux fatigués, même nez irrité, même grandes dents et mêmes oreilles comme des escalopes… J’ai rarement vu une ressemblance aussi frappante, mis à part cette fois où je me suis regardée dans un miroir. De vrais jumeaux. Petite tête ronde, bras et jambes quasi inexistants… la copie conforme, je te dis. Jusqu’aux moustaches, bordel ! (Sauf que les miennes font plus “Sergeant García” que “mignon petit lapin”.) Stevie aime aussi les beignets (et les aliments ronds en général) (espérons que ça comprenne la pizza), ainsi que le skateboard, comme moi. Enfin, je ne suis jamais montée sur un skate, mais je sais faire du patin à roulettes. C’est la même chose, non ? Il y a des roues, quoi.
Stevie, c’est peut-être mon âme sœur, en fait.



Et toi, est-ce que t’aime les parenthèses t’as un Nerful ?